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22 avril, 2011

QUEL CHANGEMENT POUR QUELLE ALGÉRIE ? Communication de “Djamel ZENATI”

Classé sous Actualite,Politique — Libre Pensée @ 18:23

QUEL CHANGEMENT, POUR QUELLE ALGÉRIE?

Alger le 22 avril 2011

COMMUNICATION DE DJAMEL ZENATI

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Les récentes révoltes au Maghreb et au Machreq ont fait naître un grand espoir chez tous les peuples de la région. Elles ont réussi par ailleurs à ébranler beaucoup de certitudes et à démystifier des clichés considérés jusque là comme définitivement établis.


En effet, le mythe de l’invincibilité des autoritarismes de la région s’est effondré et le paradigme de l’incompatibilité de l’islam avec la démocratie invalidé. La thèse de l’incapacité génétique des peuples de la région à construire un Etat moderne est écartée et l’idée que ces autoritarismes sont un rempart contre l’intégrisme et le terrorisme est désormais abandonnée.

C’est dans cette conjoncture de grande intensité politique que ressurgit le thème du changement.

La notion de changement

Le changement a longtemps été attribué par la mémoire collective à la thématique officielle.

La forme propositionnelle « changement dans la continuité » ou plus encore sa réplique populaire « changement de façade » l’ont très vite marqué d’une charge suspicieuse et caricaturale.

Depuis quelque temps la problématique du changement revient au devant de la scène et polarise le débat public.

La forme adjectivale « changement radical » avancée dans la foulée des récentes contestations vise à réinscrire cette notion dans la positivité.

Il faut toutefois préciser que le degré de généralité de cette expression et l’unanimité qu’elle suscite tendent à diminuer de sa pertinence.

Pour cela il est impératif de définir le sens que recouvre cet objet complexe, de mettre en évidence sa nécessité et enfin de rendre visible les conditions de sa possibilité.

Pourquoi un changement radical?

Le changement radical est dicté tant par le contexte national que par l’environnement international.

En effet l’Algérie est doublement menacée. Elle l’est d’abord par la persistance d’un système politique autoritaire qui ne cesse de produire échec et régression.

Le sentiment d’exclusion qui gagne de plus en plus de couches sociales et la paralysie flagrante des institutions légales augurent de lendemains incertains.

L’affaiblissement de l’identification à la communauté nationale et le repli dans des structures à solidarité primordiale fragilisent les fondements même de notre nation. L’émergence d’utopies communautaristes, latentes ou dominées, est un signe révélateur.

Elle l’est aussi par les effets pervers et ravageurs d’une mondialisation effrénée.

L’option d’un développement basé exclusivement sur l’industrie extractive a imprimé un caractère rentier à notre économie. Ce qui a engendré une dépendance structurelle de plus en plus accrue. L’embellie financière enregistrée ces dernières années aurait pu être exploitée pour réengager notre pays dans la voie de la reconstruction. Hélas elle n’a servi qu’à grossir les fortunes mal acquises, à entretenir les clientèles, à corrompre les consciences et à tenter d’acheter la paix sociale. Jamais « le paradoxe de l’abondance » n’a eu une aussi parfaite illustration.

Qu’adviendrait-il de notre pays si la demande mondiale en énergie venait à baisser ou que le cours du pétrole chutait ?

Cette justification de la nécessité du changement par la menace ne relève aucunement de quelque idéologie sécuritaire, cette dernière consistant à user d’une menace virtuelle à des fins dissuasives  

L’enjeu qui se pose à notre pays aujourd’hui transcende les clivages politiques traditionnels et dépasse largement la question du pouvoir.

Il s’agit de relever un double défi.

Le premier défi est celui de l’intégration nationale. Il passe par la reconnaissance de tous les droits à même de fonder une citoyenneté réelle et dynamique, base fondamentale de la démocratie.

Le second a trait au mode d’insertion à l’économie mondiale par la mobilisation rationnelle de toutes les ressources humaines, symboliques et matérielles au profit de tous et dans le souci de préserver notre indépendance.

Quel sens donner au changement?

Le slogan «echaab yourid isqat ennidham » qui a fusé de la place etahrir a très vite franchi les frontières égyptiennes pour gagner l’ensemble des pays de la région. Voilà un exemple de mondialisation positive 

Ce slogan traduit de la manière la plus forte l’exaspération qu’éprouvent les peuples du Maghreb et du Machreq. On y décèle même une envie de venger les humiliations subies.

Il est évident que penser le changement c’est aller au-delà du slogan et de la psychologie de masse du moment.

Pour ma part je le conçois comme un processus de rupture. Un processus global, ordonné, mettant en mouvement l’ensemble de la société et intervenant dans un climat serein et apaisé. Le processus doit s’accompagner d’une révolution des comportements et des esprits.

Rupture avec le néo-patrimonialisme par la reconnaissance du peuple comme détenteur exclusif de la souveraineté. Il faut abandonner le fallacieux postulat selon lequel le peuple est incapable d’être l’agent de sa propre émancipation.

Rupture avec l’exclusion par la reconnaissance effective de tous les droits.

Rupture avec l’idée que la violence est le moteur de l’histoire et son utilisation comme mode de traitement des conflits politiques et sociaux Rupture avec la gestion militaro-policière de la société par la dissolution de la police politique sous toutes ses formes.

Rupture avec l’économie rentière et démantèlement de tous les réseaux maffieux et clientélistes.

Rupture avec l’ensemble des dispositifs d’exception.

La famille ALGÉRIE doit être rassemblée. Pour cela il faut :

– réconcilier l’algérien avec son histoire, sa culture et son identité plurielle.

– réconcilier l’algérien avec les valeurs qui ont fait jadis sa grandeur comme la solidarité, la tolérance, le respect, l’honnêteté, l’hospitalité, la sagesse, le travail, etc.

– réconcilier l’algérien avec l’effort intellectuel.

– réconcilier l’algérien avec les institutions républicaines

– réconcilier l’algérien avec l’action politique.

De grandes réformes doivent d’ores et déjà être retenues et je pense particulièrement à l’école et à l’Etat.

L’impartialité de l’administration, par d’exemple, mérite la consécration constitutionnelle au même titre que le principe de l’indépendance de la justice.

Un grand débat national sur l’état du pays doit être organisé. Il ne doit occulter aucune question, notamment celles relatives à la violence et à la corruption, sans toutefois sombrer dans le règlement de compte ou dans la tentation d’un retour au passé.

L’ouverture des médias lourds est une urgence.

C’est une fois l’Algérie rassemblée, réconciliée, qu’elle pourra alors affronter le défi de la mondialisation par la construction de l’ensemble maghrébin.

C’est le seul moyen pour mieux se faire entendre, négocier dans de meilleures conditions et bénéficier des avantages de la mondialisation. L’exemple Sud-américains dans ce domaine est à méditer.

Par devoir envers les générations montantes, la dimension stratégique doit imprégner toutes les décisions politiques et tous les aspects de la gestion des affaires de notre pays.

Ces options fondamentales vont constituer le socle sur lequel va reposer le nouveau contrat historique dont la traduction juridique se fera par une assemblée constituante. Une manière de restituer au peuple son pouvoir constituant et de

réaliser du même coup l’une des revendications symboles du peuple algérien depuis le mouvement national.

Le changement est-il possible maintenant ?

La possibilité d’un changement radical et pacifique est subordonnée à une convergence des volontés patriotiques conscientes des enjeux et s’inscrivant dans une perspective nationale.

La mobilisation par le bas doit rencontrer l’expression d’une disponibilité par le haut.

Pour cela les forces sociales doivent briser les barrières du corporatisme. Les forces politiques pour leur part doivent se hisser à la hauteur des enjeux et des attentes et se libérer des rancœurs stérilisantes du passé. Quant aux décideurs,

il leur revient la plus grande des responsabilités, celle d’éviter le chaos et l’ingérence, l’un favorisant l’autre. Est-il besoin de rappeler que l’ingérence résulte de l’entêtement des dirigeants à rester au pouvoir quitte à provoquer le chaos. Ils offrent ainsi aux puissances occidentales un motif précieux d’intervention. Ces dernières, sous le prétexte de l’assistance, déploient leurs stratégies de remodelage géopolitique pour mieux venir en aide à un capitalisme international en crise. L’exemple de l’Irak et plus récemment celui de la Lybie sont édifiants.

Les résistances au changement

Les résistances au changement se présentent sous divers aspects et à plusieurs niveaux.

Le pouvoir et ses constellations rejettent catégoriquement l’idée de changement radical sous le prétexte que le pays ne connaît pas de crise politique. La conflictualité croissante dans la sphère sociale est appréhendée en termes d’écart

entre ce qui est et ce qui doit être. Ils feignent d’ignorer que cette situation découle directement de choix politiques délibérés. En fait les décideurs veulent à tout prix empêcher une jonction entre les forces sociales et les acteurs politiques

militant pour le changement. L’argent public est mis à contribution pour calmer quelque peu cette contestation.

Le premier ministre a été jusqu’à soutenir que le système politique actuel est la seule modalité d’exercice politique et offre toutes les garanties d’une compétition politique démocratique. Il est vrai que des acteurs politiques existent et des élections se tiennent régulièrement. Mais il faut ajouter que ces dernières se caractérisent par un degré zéro d’incertitude et donc sans risque d’alternance. L’autoritarisme s’est en effet doté d’un régime très particulier puisqu’il présente tous les traits de la démocratie sans avoir les attributs. Ce que j’appelle « une dictature consultante ». La vox populi l’a déjà qualifié par l’expression « ellaab hmida erracham hmida ».

Ils usent par ailleurs de techniques de dissuasion comme par exemple celle qui consiste à présenter le changement comme une aventure vers l’incertain.

Il n’hésite d’ailleurs pas à rappeler les drames du passé pour susciter une peur annihilante. Le discours du président est à cet égard un exemple de perfection.

L’autre résistance est beaucoup plus insidieuse puisque adossée à l’idée que la contagion est impossible car ce qui se passe en Tunisie et en Egypte s’est déjà produit en Algérie en 1988. Cette thèse repose sur un présupposé évolutionniste et tend à faire croire à l’existence d’un ordre nécessaire de déroulement de l’histoire. Ce qui serait de mauvaise augure pour l’avenir de la Tunisie et de l’Egypte puisque, d’après cette théorie, la prochaine séquence qui attend ces deux pays est une décennie de violence.

La peur de la chute des uns et la quête de sièges et de sinécures des autres expliquent ces postures différentes mais convergentes.

Différer le changement serait offrir notre jeunesse aux aventuriers locaux et aux magnats de la mondialisation.

Le danger des dérives extrémistes est réel car le populisme se nourrit de l’exclusion et utilise le désarroi des populations pour emprisonner leur soif de liberté dans des perspectives étroites et régressives Lorsqu’on fonde l’ordre politique sur un principe unificateur supérieur, on ne quitte pas la sphère de l’autoritarisme. On ne fait que le réinventer sous une autre forme.

Je pense ici à tous les communautarismes, religieux ou ethnique, qui imposent aux individus de se définir par ce qu’ils sont et non par la conception qu’ils ont de la vie collective. Le système politique n’est plus alors le produit d’un contrat social librement établi mais l’émanation d’une catégorie transcendantale dont les actes échappent à la critique et au contrôle.

Je terminerai cette communication par un message que j’adresse à partir de cette tribune au président de la république.

Djamel ZENATI

4 Réponses à “QUEL CHANGEMENT POUR QUELLE ALGÉRIE ? Communication de “Djamel ZENATI””

  1. Rabah dit :

    Tel que je le connais, malgré son vieil àge et sa santé défaillante sur les plans psychique et physique, Bouteflika a toujours été un fanfaron et un fourbe.
    Il va certainement essayer de jouer au chat et à la souris avec les forces nationales, de plus en plus nombreuses, qui sont décidées à le mettre à la porte, dans l’intérêt supérieur de notre pays à la dérive.
    Bouteflika et son clan de prédateurs se trompent d’époque.
    Le compte à rebours a bel et bien commencé pour les tyrans arabes le jour de la chute de Ben Ali, comme la fin de l’Andalousie arabo-musulmane avait sonné le jour de la chute de Grenade, en 1492, et de la fuite de Boabdil et la fameuse sentence que sa brave mère lui a dite en le voyant pleurer en regardant Grenade en flammes au lieu dit le col du soupir du maure : »Ne pleure pas comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme un homme »
    A cause de gens archaiques comme Bouteflika, l’Irak, la Tunisie, l’Egypte, la Lybie, le Soudan, le Yemen ou la Syrie, entre autres dictatures arabes, se sont retrouvés dans le collimateur de ceux qui ont toujours convoité leurs territoires, leurs ressources humaines, naturelles et financières et avaient tout fait pour s’en emparer, souvent avec la bénédicrion de la communauté internationale, à un moment où non seulement les ressources naturelles mais aussi l’espace vital constituent les enjeux majeurs de la guerre de positions que les grandes puissances traditionnelles livrent impitoyablement aux puissances émergentes.
    Nous devons donc tout faire pour que la cupidité et l’aveuglement de Bouteflika n’en fassent pas un nouveu Gadafi, Ali Abdallah Salah, Bachar El Assad ou El Bechir et de notre pays une nouvelle Lybie, Yemen, Syrie ou Soudan.

    http://cestleclandoujdaquimatuer.centerblog.net

    http://contreleclandoujda.centerblog.net

  2. irissamy dit :

    10 mai 2001 La justice française poursuit Khaled Nezzar

    La saga d’un général aux mains sales

    La plainte déposée contre le général Khaled Nezzar, par les victimes de la repression en Algérie, auprès du procureur de la République française à Paris, révèle la nature dictatoriale et sanglante du régime algérien. Le général en chef de la junte militaire qui tient l’Algérie sous sa coupe est accusé de tortures systématiques, de crimes organisés et de liquidations massives. Le document est de maître William Bourdon du barreau de Paris, avocat des plaignants.

    Il peut être affirmé que les très graves violations des droits de l’homme commises à compter des années 1992 et notamment l’usage systématique de la torture s’inscrivent dans le cadre d’un programme de harcèlement sinon d’élimination systématique pour des mobiles politiques dont Khaled Nezzar était le principal instigateur et artisan.
    Les caractères massif ou systématique et organisé des crimes commis en Algérie depuis octobre 1988, et particulièrement après le 11 janvier 1992 et jusqu’à ce jour, ressortent suffisamment des faits. Pour en comprendre la logique il nous paraît nécessaire d’en faire un bref historique.
    Dès octobre 1988, et surtout après le 26 décembre 1991 et jusqu’à ce jour, des milliers de civils sont arrêtés en dehors des formes prescrites par la loi, séquestrés, déportés, exécutés sommairement, empoisonnés ou condamnés, torturés ou tués dans des conditions atroces: certains sont enterrés anonymement avec «X» comme patronyme, parce que méconnaissables après l’assassinat pendant la torture alors que d’autres victimes furent brûlées vives

    Exterminateur en chef

    Le Général Khaled Nezzar a occupé différents postes militaires lui permettant toujours d’agir non seulement sur les troupes, mais sur toutes les autorités civiles et militaires. Le général-major était, déjà en 1982, chef de la 5éme Région militaire à Constantine.
    Il devient chef des forces terrestres en 1986. Sa désignation au commandement pour le rétablissement de l’ordre a eu lieu le soir du 5 octobre 1988, en même temps que la signature du décret portant proclamation de l’état de siège sur tout le territoire. Il dirigeait l’armée lorsque celle-ci tire sur des émeutiers, en octobre 1988, parce qu’il était le plus haut responsable de la gestion de l’état de siège avec 600 morts et plusieurs centaines de victimes de tortures pratiquées à une large échelle.

    Répression systématique

    Promu chef d’état-major de l’armée en remplacement du Général Belhouchet, puis général-major le 5 juillet 1990, il devient ministre de la Défense le 27 juillet 1990, un poste réservé depuis 1965 au président de la république, et le restera jusqu’au 10 juillet 1993. Comme ministre de la Défense, il devient alors l’homme de toutes les décisions au sein du pouvoir, il met sur pied une commission composée de généraux influents en décembre 1990, c’est-à-dire après les élections locales de juin 1990, chargée de contrer l’avancée du parti politique Front islamique du salut. Il joue un rôle important pour limoger, le 5 juin 1991, le chef du gouvernement, le réformateur Mouloud Hamrouche, – envers lequel il manifeste ouvertement son inimitié, et le fait remplacer par Sid-Ahmed Ghozali. Après avoir protesté contre les résultats d’élections libres, sous prétexte que le parti vainqueur des élections avait l’intention de mettre en péril les valeurs démocratiques, il contraint et force le président de la République élu, Chadli Bendjedid, à la démission en janvier 1992, provoquant ainsi une crise politique.

    En juillet 2000, Khaled Nezzar crée une société, au capital de 6 millions de dinars (500.000 FF) avec trois de ses enfants. L’entreprise, Soft Link Com, est spécialisée dans l’Internet, un marché encore vierge en Algérie. L’automne 2000, le général en retraite publie ses mémoires, et l’un des chapitres s’intitule Comment j’ai nommé Zeroual, se reconnaissant ainsi d’énormes pouvoirs puisque pouvant désigner, à la place du suffrage universel populaire, les chefs d’État de l’Algérie.
    Il résulte d’un rapport sur la torture en Algérie que lorsque Khaled Nezzar, était ministre de la Défense, pendant les années 1992 et 1993, la torture a été massivement utilisée soit dans les lieux de détention contrôlés par l’institution militaire soit dans les prisons militaires comme celle de Blida.
    Cette situation est également décrite dans un rapport rédigé par le Département d’État des États-Unis.

    Anti-mémoires accusatrices

    Le caractère systématique et massif des crimes de torture dans les années 92 et 93 résulte également du Livre blanc sur la répression en Algérie.
    Le rôle de Khaled Nezzar est décrit dans l’ouvrage Le livre noir sur l’Algérie pages 115, 117, 143 et 144.
    Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a constaté dans son rapport de 1998 que «les autorités de la république algérienne ont été dénoncées comme étant responsables de l’utilisation de la torture et de mauvais traitements à grande échelle (…) ».
    Par la suite, il a occupé le poste de chef d’État dans une structure collégiale -le HCE – avec quatre autres personnes.
    Khaled Nezzar était le membre le plus influent du HCE qui avait des prérogatives extrêmement importantes sous la direction duquel fut prônée et appliquée une politique très répressive à l’encontre de l’ensemble des opposants et notamment à l’encontre du FIS.
    C’est publiquement et ouvertement que Khaled Nezzar a prôné et encouragé cette politique de répression.
    En tout état de cause, il est indiscutable et indiscuté que la responsabilité en l’espèce du supérieur hiérarchique qu’était le Général Khaled Nezzar quelles qu’aient été ses fonctions, soit ministre de la Défense ou Président du HCE, est gravement engagée du fait des fonctions qui étaient les siennes.
    En effet, il est irréaliste d’imaginer l’usage aussi massif et systématique de la torture, dans des lieux de détention militaires et/ou contrôlés par des militaires ait pu intervenir sans son aval.
    Par conséquent, à la responsabilité du Général Khaled Nezzar en qualité de supérieur hiérarchique, se double sa responsabilité pénale directe du fait d’être l’instigateur, le coordinateur, l’organisateur présumé de la politique de torture systématique commise dans les années 92, 93 et 94 dont ont été victimes les parents des plaignants.
    Bien entendu, le Général Khaled Nezzar ne saurait se prévaloir d’une quelconque immunité dès lors qu’il apparaît avoir été responsable de la commission de crimes internationaux pendant qu’il exerçait les fonctions de ministre de la Défense et postérieurement pendant qu’il exerçait le rôle extrêmement important qui était le sien jusqu’au 30 janvier 1994 au sein du HCE.

    Massacre à Bab El Ouad

    Le Général Khaled Nezzar fait l’objet de nombreuses mises en cause précises et concordantes soulignant sa responsabilité en qualité de ministre de la Défense et ensuite en qualité de chef d’État de fait, dans le cadre collégial du HCE, recueillies par les organes pertinents des traités des droits de l’homme, ainsi que par les rapporteurs spéciaux et groupes de travail de la Commission des droits de l’homme et, enfin, par de nombreuses organisations non gouvernementales des droits de l’homme.
    Responsable direct de l’exécution extrajudiciaire d’une cinquantaine de victimes civiles à Bab-El-Oued (Alger), le requis, Khaled Nezzar, présente lui-même les faits qui se sont déroulés le 10 octobre 1988. Nous utilisons les propres propos du mis en cause. Les faits et les déclarations du mis en cause sont tirés du livre Octobre : ils parlent, Entretien réalisé par Ahmed Semiane, éditions Le Matin, Alger, 1998.
    Le massacre de Bab-El-Oued du 10 octobre est présenté ainsi qu’il suit:
    Au moment crucial, Khaled Nezzar se dérobe et décrit le massacre comme une surprise, en tous les cas comme s’il n’avait pas donné l’ordre de tirer. “Des militaires ont tiré, comme ça, parce qu’ils n’en avaient pas l’habitude, par peur. Il y a malheureusement eu de rares cas où les militaires ont réagi de la sorte”.
    Mais il dévoile un peu plus loin le motif de l’ordre de tuer: “Les coups de feu qui avaient été tirés ont influé sur le cours des événements. Ils étaient inattendus et ont permis, en même temps, de mettre en sourdine les manifestations. Le jeu s’est calmé peu à peu.”
    C’est dans ces conditions que les plaignants déposent plainte entre vos mains, Monsieur le Procureur de la République, de chef de tortures et traitements cruels, inhumains et dégradants, infractions commises depuis temps non prescrit, à l’encontre du Général Khaled Nezzar.
    La compétence des juridictions de Paris résulte du fait que le Général Khaled Nezzar se trouve à Paris depuis un temps indéterminé et en tous les cas s’y trouvera dans la journée du 25 avril 2001 à 18h30.

    Dernière publication sur Mouvement algerien pour la Liberté et la Justice Sociale : Le pouvoir réveille ses pions en Kabylie

  3. irissamy dit :

    le mouvement citoyen pour une Algérie libre

    La clochardisation de la ville de Tizi-Ouzou par naguim kolli le corrompu ET AVOCAT Yahia Medani ould chikh TOUS élu FFS APC tizi ouzou ET élu FFS ET CHEF DE LA MAFAI croyait que les constructions effrénées et anarchiques à la nouvelle ville avaient cessé. Pas du tout, on dirait que la mafia s’était éclipsée, juste le temps de se faire oublier. Les espaces verts qui avaient, jusque là, échappé au carnage, sont de nouveau convoités. Des constructions poussent entre des immeubles, étouffant ceux-ci. Elle revient en force à la faveur du soutien qu’elle a manifesté , lors de sa campagne électorale.du ffs C’est du moins se qui ressort des déclarations des riverains, alors qu’ils manifestent leur colère. Ils nous montrent une construction qui a commencé il y a à peine un mois, juste après l’élection présidentielle. D’après eux, « ils ont les bras longs ». Un autre nous confie que « Ce sont ces gens là qui ont mené campagne pour le FFS à Tizi Ouzou ». Un vieux visiblement dépité lâche « On comprend maintenant cet excès de zèle de ces traîtres, maintenant tout leur est permis. Ils ont défiguré la nouvelle ville, et ça continue avec la complaisance des autorités ». Un autre très remonté se joint à la conversation: « Eux ils ont tous leurs villas avec piscine, ils s’en foutent de notre qualité de vie… » Il est vrai que dans cette ville, les regards ne croisent plus que du béton. Dire que, selon les plans initiaux, elle devait être un exemple d’urbanisation. c’est fini la revolution est en marche, c’est une question de temps. il faut savoir que dans la vie il ya un matin est un soir pour tout, pour vous monsieur L AVOCAT DE LA MAFAI DE TIZIOUZOU c’est le soir, votre pain vous l’avez mangé de bonheur!naguim kolli est LES corrompuS dehors,et toute la bande dégager les famille des harkis qui sont la depuis 62 a tiziouzou

    Dernière publication sur Mouvement algerien pour la Liberté et la Justice Sociale : Le pouvoir réveille ses pions en Kabylie

  4. Amokrane dit :

    Vous l’avez donc censuré. Eh, bien, sachez que ça m’encourage à le faire publier ailleurs.
    C’est indigne de votre part. C’est lache. Ce Zenati n’est d’ailleurs pas au FFS, il en avait profité pour se faire élire « dépouté » et se taper 3000€, là il est avec les islamistes (modéré) S-E.Sidhoum, Benchennouf, Dehbi, Addi, Ait Saadi…qui animent le FNC et LQA….

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